A partir du 1er
Janvier 2005, les 3 services "d'accompagnement social" seront réunis pour former
une seule entité avec son budget propre.Vos interlocuteurs ne changent pas et
vous devez vous adresser où vous avez l'habitude de le faire.
Le Service
d'Accompagnement Social dépend du Foyer d'Hébergement et peut accueillir 10
personnes après sortie du Foyer.
Ces personnes sont
indépendantes et sont logées dans des bâtiments loués par l'Association ou en
Ville à leur convenance.
Le handicap des
personnes ne disparaît pas avec la sortie du Foyer. Nous nous sommes trés vite
rendu compte que les personnes aspiraient à réaliser leur projet mais qu'elles vivaient trés
fortement la sortie comme un abandon. (Abandon qu'elles avaient déjà connu au
cours de leur histoire).
Etre indépendant et être assisté, la situation
est paradoxale, ne
peut-elle pas rendre 'fou'? Le SAS (Service d'Accompagnement Social) doit répondre à
cette carence du suivi.
Afin que l'usager expérimente son projet de
vie, il convient que le service soit vigilant vis a vis d'une certaine forme
d'interventionnisme, d'autoritarisme. La personne aidée doit avoir des garanties
établies dans le contrat. Matériellement, elle doit disposer d'un espace
'recours' pour s'éloigner , se construire, se protéger. Aussi le logement ne
doit pas être géré par l'Association. Cet espace lui est propre. Sa
vie privée, sa liberté doivent pouvoir se vivre. Nous sommes dans la
même logique qu'au foyer.
L'éducateur du
SAS va au domicile s'il y est autorisé par la personne. Le
contrat doit le stipuler.
Pour nous cet impératif permet de désigner le service comme étant
un Service d'Accompagnement Social.
L'Accompagnement : Pour la comparaison, vivre
au foyer implique des
règles collectives contraignantes pas toujours négociables. Le cadre est contenant, la personne
est prise en charge.
Le Service d'Accompagnement Social , pour sa
part est une aide. La personne, plus active négocie l'accompagnement, les
objectifs individuels à atteindre. Un SAS ne doit pas produire des
dispositifs clé en main. L'usager serait alors consommateur d'un produits social élaboré
pour lui, sans lui.
Sa
participation exige qu'il soit soutenu dans son expression par le service ou
bien par un partenaire.
Mobiliser l'environnement social, étayer les carences, informer le médecin, rencontrer le propriétaire,
un voisin, le tuteur...
L'approche globale a du sens si nous
pratiquons le travail d'équipe.
Orientation générale :
Les objectifs : les deux
premiers sont évidents. Le troisième est le plus important. Sa réussite entraîne
celle des deux autres.
La Méthode :
l'insertion n'est pas un acte de violence. Elle ne s'impose pas. Engagement
et coopération sont nécessaires.
Le contrat : certes les deux parties n'ont pas
les mêmes capacités ni le même pouvoir. Mais ne sous-estimons pas trop la
personne. Dans notre pratique, il est important de rester vigilant. Il estr
nécessaire que le service institue une supervision du contenu du contrat et des
pratiques. Le contrat doit se lire, se comprendre et se respecter. Une
évaluation et un ajustementdans le temps sont indispensables. Il faut donc fixer
un terme aux dispositions du contrat. Exemples:
pendant 6 mois, je t'aide aux achats; je t'accompagne 3 fois dans
l'association culturelle X, ...
L' usager, s'il a besoin d'être stimulé doit
s'engager à l'accepter. Comme dans tout contrat, il existe des limites de droit
dans les deux parties (exemples
: obligation de dénoncer un viol, un éducateur n'impose pas une contraception
à une femme accompagnée).
Les évaluations permettent aux deux parties de
se remettre en cause. Evaluer c'est déjà s'engager à écouter, à tenir compte de
l' Autre, à créér des contraintes à son niveau, à répertorier ses repéres, à
dépasser ses souffrances, à définir sa liberté.